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iPad 3G : premières informations sur le GPS intégré

Depuis mon billet du 20 janvier dernier, on attendait avec impatience le démontage de l’iPad 3G pour découvrir ses composants de communication (3G, GPS). Dès la première livraison, nos amis de iFixit se sont précipités sur la « bête » pour un décorticage en règle.

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La carte de communication (source iFixit)

Une carte de communication séparée

Le modèle 3G diffère du modèle WiFi par l’ajout d’une carte supportant les différents chipsets dédiés à la communication : GPRS, 3G, GPS, amplificateurs et filtres de puissance, etc. Ceci explique l’absence de GPS du modèle WiFi, puisque n’étant pas directement fixé sur la carte mère.

Des antennes regroupées

Un cache noir caractérise le modèle 3G. Ce cache abrite les trois antennes (WiFi/BlueTooth, GPS, 3G) positionnées le plus extérieur possible de l’appareil.

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L'antenne GPS et son positionnement (source iFixit)

Les composants utilisés

GPS

  • Le chipset est le Broadcom A-GPS BCM4750, et non pas le Infineon XPOSYS auquel on aurait pu s’attendre.
  • L’antenne est assez imposante et correctement placée. On peut s’attendre à une bien meilleure réception que l’iPhone.

HSDPA/WCDMA/EDGE/GPRS

  • Infineon PMB8878 « X-Gold 608 ». Ce processeur est un modem « dual mode » intégrant le protocole High Speed Downlink Packet Access pour l’équipement de téléphonie mobile de dernière génération (3G+). Il autorise des débits descendants jusqu’à 7,2Mb/s en mode paquets. Processeur identique à l’iPhone 3GS.

3G

  • Infineon PMB6592 « SMARTi 3GE ». Emetteur-récepteur « dual-mode » quadri-bande GSM/EDGE et six-bande W-CDMA.

WiFi/BlueTooth

  • Le chipset Braodcom BCM4329 intègre un système IEEE 802.11a/b/g/n (L’iPhone est équipé du BCM4325 qui ne supporte pas le dernier protocole 802.11n) et Bluetooth 2.1+EDR. Il est installé sur la carte-mère.

Premiers commentaires sur l’utilisation du GPS

D’après les premiers tests effectués aux U.S.A., il semble que l’iPad présente une réception GPS nettement plus performante que l’iPhone.

Bien que l’iPad soit plus lent au lancement que l’iPhone 3GS à verrouiller sa position GPS, il offre ensuite une précision et une stabilité bien supérieure. Il se montre capable de suivre en temps réel la progression d’un véhicule, permettant ainsi à une application de guidage routier, telle Navigon (test effectué par un contributeur du forum de macrumors), d’anticiper correctement les changements de direction. Là où l’iPhone décroche occasionnellement, et peine alors à suivre la progression du véhicule, se repositionnant par à-coups, sans parler des quelques fois où la position est totalement perdue.

On peut d’ores et déjà être rassuré quant-à la performance de ce GPS intégré, et cela augure bien du parti que les développeurs pourront en tirer, en bénéficiant des fonctions du prochain OS 4.0, pour la conception de leurs applications de navigation. La mise en ligne imminente de iNavX 3.0 va permettre les premiers tests aux U.S.A.

Ne reste plus qu’à vérifier la capacité de l’antenne, qui semble de taille conséquente, à capturer les signaux des satellites depuis la table à cartes à l’intérieur des bateaux.

Je ne manquerai pas de rapporter ici en français les commentaires du forum macsailing.net à ce sujet, en attendant un test personnel dès que j’aurai pu me procurer un appareil.

[Mise à jour 4/05/2010] En désactivant toute connexion cellulaire (GPRS/3G) et WiFi, il ne faut pas plus de 40 secondes au GPS seul pour acquérir une position avec une précision d’environ 5 mètres, et la conserver ensuite de manière stable.

Article relatif : Le GPS de l’iPhone : quelques précisions.

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Auteur : Francis

Depuis 2009 formateur conseil indépendant en informatique pour la navigation de plaisance. Traducteur de plusieurs applications de navigation sous iOS et MacOS. Professionnel de la navigation de plaisance pendant plus de 25 ans, je dispense de la formation aux applications ainsi que du conseil et de l'assistance pour l'intégration des appareils mobiles (tablettes, smartphones) à bord des bateaux de plaisance.

5 Commentaires

  1. Bonjour,
    Merci de suivre tout cela en detail et de nous en faire profiter.
    Concernant le GPS de l’ipad, pensez vous qu’il sera possible de le connecter via NMEA a une VHF pour beneficier des avantages de la fonction ASN en totalité ?

    • Franchement je ne pense pas. Le connecteur “Dock” de l’iPad n’accepte, pour le moment, que des accessoires en entrée (connexion USB ou SD Card). Rien n’est prévu pour exporter des données. Il faudra attendre l’OS 4.0 pour voir si Apple implémente cette possibilité pour les développeurs. Encore une fois j’en doute.

  2. Bonjour,

    Pour poursuivre sur la remarque de Laurent, peut-on imaginer le mac du bord comme “serveur Wi-Fi” de navigation, connecté lui sur box NMEA et récupérant les infos du bus (Centrale, radar, ASN,..).
    L’iPad serait autonome (position et carto) mais recevrait de MacENC les info NMEA…

    Merci d’avance pour votre réponse.

    • Absolument. On peut parfaitement aujourd’hui réunir toutes les données NMEA des différents instruments (Centrale de navigation, AIS, GPS, etc.) via un multiplexeur connecté au Mac en USB, et utiliser la fonction serveur TCP/IP de MacENC pour renvoyer ces données en WiFi à iNavX sur un iPad et/ou un iPhone, connecté en client TCP/IP. Cela fonctionne parfaitement.
      La seule contrainte, c’est qu’il faut investir dans un Mac + MacENC et un iPad (ou un iPhone) + iNavX. Quel besoin peut-il en justifier le coût ?

    • Francis,

      Merci pour votre réponse…
      Bien évidemment, l’équipement informatique embarqué est toujours soumis à cette question de bon sens. Et je fait partie de ceux qui pensent que fondamentalement leur place n’est pas indispensable à notre bord.
      Néanmoins, lorsque l’équipement professionnel peut, le temps d’une croisière d’un week-end ou de quelques semaines, rejoindre le bord cela prend dès lors du sens.
      S’il ne s’agissait que de navigation, le bon vieux gps MLR et la carto papier gardera toujours son charme, tous autour de cette énorme carte que l’on prend soin de déplier après le petit déjeuner sur la table du carré ou du cockpit (suivant la zone de navigation)… où le plaisir du skipper, d’un doigt savant, est de montrer la route à suivre jusqu’à ce “petit mouillage sympathique” qui garantira à l’équipage des souvenirs magnifiques de ces quelques jours passés ensemble…
      Mais objectivement, à l’heure ou le traceur permet de garder la tête “hors du bateau”, permettant de consacrer le temps précieux de l’approche délicate à l’observation… on gagne en sécurité. Si le matériel embarqué permet en plus d’emporter sa musique, de gérer ses photos, d’informer les parents inquiets après quelques jours de mer, de calmer les enfants devant “Mowgli” qui sont toujours très excités quand il faut affaler le spi, à deux, par 30 noeuds… ou encore, pour trouver son chemin, en escale, vers le ship, le voilier, le médecin, le dentiste ou le bijoutier le plus proche.
      Pour conclure, je vous rejoins dans l’idée que l’investissement est assurément disproportionné en regard de la seule aide à la navigation…