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Le GPS de l’iPhone : une précision redoutable !

Vous avez certainement entendu la chanson de Helmut Fritz « Ça m’énerve » ? Elle va faire danser un bon nombre de vacanciers cet été dans les campings et sur les plages.  Eh bien moi, ce qui m’énerve, c’est l’incrédulité d’un certain nombre, encore aujourd’hui, sur la précision du GPS de l’iPhone. C’est stupide, non ?

Je me suis livré il y a quelques jours à une petite expérimentation, au cours d’une escale dans le charmant petit port de Saint-Vaast-La-Hougue. A l’arrivée, accostage à marée haute à l’extrémité nord de la Grande Jetée, où sont souvent amarrés les pêcheurs en attente. Vous pouvez voir sur les captures d’écran ci-dessous ma position avec mon iPhone 3GS. La jetée fait 4 mètres de large sur toute sa longueur (360 m.). Notez la position du point vert au centre de l’icône du navire, qui est l’exacte position donnée par le GPS. Vous pouvez constater que le logiciel iNavX affiche une erreur de position horizontale (HPE) calculée par le GPS de 17 mètres. La position réelle est dans un cercle de moins de 3 mètres de diamètre.

grande jetée

Accostage au bout de la Grande Jetée, sous le phare. Position iPhone 3GS.

Je précise que les connexions aux réseaux (Wifi/3G) étaient coupées pour ne pas interférer sur la localisation du GPS. Je me suis ensuite dirigé à pied le long de la jetée afin de me positionner sur le waypoint, créé l’an dernier, qui marque une échelle placée à l’aplomb d’une zone d’échouage à quai parfaitement propre permettant de caréner à marée basse. Placé au-dessus de cette échelle, je suis sur les images suivantes à 1m50 de mon waypoint.

grande jetée

A l'aplomb de l'échelle, le point de position est à 1m50 de la position du waypoint.

Vous pouvez également constater que, depuis les récentes versions du système iOS et de iNavX, la vitesse de déplacement (SOG) est désormais affichée dès 0,5 noeuds. L’an dernier, à moins de 3 noeuds SOG ne s’affichait pas ! Par ailleurs, les chipsets GPS de l’iPhone 4 et des iPad 1 et 2 sont encore plus performants que celui du 3GS.

J’espère que cette petite démonstration finira de convaincre les incrédules. Et si d’aventure votre étrave vous conduisait dans le Cotentin, ne manquez pas une escale à Saint-Vaast, les huitres y sont fameuses et Mme Fleury vous réservera un excellent accueil à “La Marina” 🙂

St Vaast La Hougue


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Auteur : Francis

Depuis 2009 formateur conseil indépendant en informatique pour la navigation de plaisance. Traducteur de plusieurs applications de navigation sous iOS et MacOS. Professionnel de la navigation de plaisance pendant plus de 25 ans, je dispense de la formation aux applications ainsi que du conseil et de l'assistance pour l'intégration des appareils mobiles (tablettes, smartphones) à bord des bateaux de plaisance.

8 Commentaires

  1. Est – il possible pour un ipad wifi d’exploiter cet excellent signal GPS venant d’un iphone situé a proximité par bluetooth ou wifi sans autre équipement ? (Ce theme à peut être déja été abordé sur ce blog ?)

    • Effectivement le sujet a été abordé dans ce billet. Jean Debeze m’a récemment transmis un échange de mail avec Rich Ray (développeur de iNavX) qui confirme, captures d’écran à l’appui, que cela fonctionne avec un iPhone 4 servant de GPS à un iPad WiFi.

  2. J’ai utilisé cet été iNavX sur un iPad 1 wifi, relié à un petit GPS bluetooth. Il suffit de jailbreaker l’iPad et cela marche parfaitement. Étonnement, il faut laisser le wifi activé sur l’iPad (même sans réseau) car sinon celui ci ne reconnait pas la position GPS. Plusieurs tests, avec Navionics sur iPhone, un GPS Garmin autonome et cartes SHOM, un GPS fixe Magellan et des cartes en WGS84, ainsi que des lignes de sondes corrigées ont montré aussi la pertinence de la solution. Et l’on se rend compte que la seule incertitude vient parfois du manque de précision des cartes !
    L’ipad avec ses dix heures d’autonomie, son faible encombrement, son cote ‘appuie et oublie’ ont remplacé avantageusement le portable qui ne demande qu’à se vautrer des que ça bouge un peu et qui menace toujours de planter quand il ne faut pas…
    INavX est un peu cher mais vaut la peine, même si des améliorations quant à l’économie seraient bienvenues.
    Précision quant a la navigation, c’était de l’autre cote de la pointe du Cotentin, dans les îles anglo-normandes, où les cartes sont suffisamment précises pour se livrer à ce genre de comparatifs et tests.

  3. Nous avons utilisé un Ipad 1-3G avec la cartographie Navionics lors de notre récente navigation de Puerto Williams à Puerto Natales en Patagonie Chilienne.
    Outre la facilité d’utilisation qui n’est plus à décrire, nous avons été impressionnés par la précision du GPS, et aussi de la cartographie qui a, en bien des cas, été meilleure que celle de CMap de l’installation du bord et des autres cartographies utilisées sur PC.
    Installation du bord: SIMRAD avec cartographie CMap, PC fixe durci NICE 3150 sous XP pro SP3 avec MaxSea 12.6, Scannav 10, Ozi Explorer et Open CPN avec cartographies Raster ou Vectorielle selon les sources. GSP Simrad et Furuno GP32. Mux Shipmodul AIS.
    Conséquences: achat de deux Ipad 3G et d’un MBP 15″!
    Pour la petite histoire, nous avons terminé une étape avec le seul Ipad et les cartes en papier après un planté d’XP, qui a nécessité sa réinstallation, et une carto CMap bien trop discrète.
    L’Ipad a selon nous toute sa place à notre bord (voilier de 43″) et son usage dans le cockpit sous boitier étanche sera très apprécié comme répétiteur du PC fixe.
    Encore bravo pour votre site que j’ai découvert récemment, et honte soit aux journalistes qui pillent sans vergogne les sites sans en citer les auteurs.
    Cordialement
    Alain

  4. J’ai pu tester L’Ipad (Ipad 1 3G) et INavX durant 5 jours en conditions humides, à bord d’un Tricat 23, 5. L’Ipad, protégé par une pochette étanche Dripro, était accroché par la sangle de la pochette à la capote protégeant la descente, en position portrait. C’était le seul outil de navigation embarqué, en dehors du compas du bord (J’avais évidemment les cartes papier de notre périmètre de navigation, elles ne sont pas sorties du sac). Quelques point méritent attention :

    – Penser impérativement à verrouiller le basculement automatique en mode paysage.
    – Autonomie surprenante : après 12 heures de navigation autour de Belle-île, il restait encore 33 % de charge batterie ! (Penser à mettre Wifi, Bluetooth et 3G sur off)
    – Par mer belle, la manipulation est d’une facilité incroyable (30 secondes suffisent à modifier une route rendue impraticable à la suite d’une bascule de vent)
    – Quand le bateau commence à arroser équipage et équipement, les choses se compliquent : des doigts trempés sur un écran dégoulinant donnent des réponses écran fantaisistes ; prévoir donc éponge, serviette et chiffon, éventuellement une paire de gants étanches.
    – La précision est assez époustouflante (le cercle d’incertitude n’a guère plus d’un mètre de rayon!).
    – En l’absence de liaison WiFi, les possesseurs d’Iphone 4 peuvent utiliser leur puce 3G pour obtenir les fichiers GRIB, manipulation à faire à l’escale, au sec et au calme.
    – Mention spéciale à AyeTidesXL,un plus indispensable pour beacher de toute sérénité.

    En résumé, un outil qui fera la joie de tous ceux qui veulent naviguer “électro” sans avoir d’installation électrique à bord.

    Gil.

    • Merci pour ce retour d’expérience en navigation particulièrement humide. Sur ce type de bateau, le boitier étanche de Andres Industries, malgré son prix, serait tout à fait justifié.
      Ce commentaire pourra achever de convaincre les plus sceptiques 🙂

  5. 5 star article brilliant. I am new to blogging and you used a langauge I can understand