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Traverser l’Atlantique avec un iPad

Je ne résiste pas à l’envie de vous présenter quelques illustrations (*) de iNavX sur un iPad qui vient de traverser l’Atlantique, de la Méditerranée à la Martinique. Le navigateur a délaissé son MacBook Air, sur lequel il utilise MacENC depuis plusieurs années avec des cartes ENC S-57. Il a basculé sur un iPad 3G, équipé de iNavX, de cartes Navionics Gold et du logiciel Numbers d’Apple pour rédiger son livre de bord.

 

ipad

iNavX en pleine action

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Après les Iles Canaries, les WP sont les points à midi.

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Derniers jours avant les Caraïbes

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Approche de nuit...

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Derniers milles nautiques...

Pour le skipper, cette tablette est définitivement adoptée. Reste le problème de la récupération des fichiers GRIB, qui, en absence de connexion satellite en mode modem, n’est pas encore possible. Les GRIB sont donc téléchargés sur le MacBook et affichés dans MacENC.

En effet, le téléphone Iridium propose un kit data pour le téléchargement de données et l’internet, mais seulement au moyen d’un cordon USB. Par ailleurs, le tout nouveau IsatPhone de Inmarsat offre bien une connexion Bluetooth, mais ne propose pas de service data.

Il faudra donc attendre le prochain système d’exploitation de l’iPad, et une ouverture espérée d’Apple à la connexion d’appareils externes, comme le GPS cité dans un récent article.

Wait and see…

(*) Photo et captures d’écran gracieusement fournies par C. Mahé.

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Auteur : Francis

Depuis 2009 formateur conseil indépendant en informatique pour la navigation de plaisance. Traducteur de plusieurs applications de navigation sous iOS et MacOS. Professionnel de la navigation de plaisance pendant plus de 25 ans, je dispense de la formation aux applications ainsi que du conseil et de l'assistance pour l'intégration des appareils mobiles (tablettes, smartphones) à bord des bateaux de plaisance.

15 Commentaires

  1. Salut Francis,

    En janvier 2010 j’ai traversé Canaries Martinique avec mon Iphone 3GS (Inavx et Navionics).
    Nous avions le plotter Raymarine éteint, un PC avec Max sea qu’un ami utilisait et la vieille calculette. En 2 clics, j’avais distance parcourue, Cap Vrai, distante restante, et traces.
    Tu peux touver un fichier d’export de mes traces sur mon site Voyage Imagine.

    Meilleures salutations
    Yves

  2. Traverser l’atlantique avec un IPad: Merci pour cette information trés interessante. Cela tendrait prouver la fiabilité de cet instrument. Vous parlez d’un journal de bord sur Number.Je connais mal ce logiciel ,pourriez vous m’expliquer comment votre correspondant a procédé pour créer son journal de bord ?
    Cordialement

    • Numbers est le tableur de la suite bureautique d’Apple, un équivalent d’Excel, en quelque sorte, et totalement compatible avec ce dernier. La version pour iPad est très approchante, et permet de saisir du texte et des chiffres, et de faire des calculs. Imaginez faire un livre de bord sur des feuilles Excel, c’est pareil.

  3. Bonjour,
    Je vais me faire l’avocat du diable…Mais quel plus value d’un Ipad sur un mac book??
    La connectique de l’Ipad ne permet pas de possibilité de fichier grib, pas de cible AIS, pas de connexion instrument….Sans parler de la taille de l’écran.
    Alors si il faut un IPad plus un MacBook…..
    Il me semble que l’on est un peu dans un phénomène de mode, plus que dans une réalité fonctionnelle……
    A + pour +

    • Phénomène de mode, sans aucun doute ! Mais vous faites erreur sur plusieurs points. L’iPad peut recevoir des fichiers GRIB dans iNavX, en navigation côtière avec une connexion 3G, et à l’escale en WiFi.
      Plusieurs appareils aujourd’hui permettent de transférer en WiFi à l’iPad les données AIS qui peuvent être affichées avec iNavX.
      L’écran 1024×768 de l’iPad, avec iNavX et sa nouvelle fonction “plein-écran” est supérieure à la majorité des lecteurs-traceurs.
      Reste le problème de l’étanchéité, déjà évoqué sur ce blog.
      Pour ma part, je ne considère pas l’iPad comme un gadget, mais comme une véritable alternative pour les petits bateaux, et, pourquoi pas, un appareil de rechange pour la navigation hauturière.
      Ceci étant dit, on peut parfaitement s’en passer !

    • Bonjour,

      L’avantage de l’ipad réside surtout dans le prix des cartes (200€ de moins sur ipad pour la carte 46XG avec un affichage et une navigation comparable à un traceur ou ordinateur).

      Bravo pour la qualité du site.

      Cordialement

  4. Voila une confirmation de mon intuition des qualités de l’iPad en navigation avec iNavX.
    Mon bateau est équipé en RayMarine dont l’écran est vraiment difficile à lire en navigation. J’envisage trés sérieusement d’aquérir un iPad plutot que de passer aux nouveaux modèles dont les prix sont prohibitifs. Si la possibilité de connecter en Wifi est confimée voila une véritable carte marine interactive. C’est dommage qu’il n’existe pas pour le Mac comme sur les PC des logiciel de décodage de la BLU.

    • Bonjour,

      Il existe bien sûr des logiciels de décodage de la BLU sur Mac.
      Personnellement, j’utilise le soft gratuit : CocoaModem 2.

      Pour ce qui est de l’iPad, contrairement à ce qui est écrit concernant le simple “effet de mode”, il y a plusieurs avantages évidents sur le MAC.

      * D’abord le prix, que ce soit la tablette en elle même, mais aussi et surtout sur le soft de cartographie et la cartographie elle-même !
      * Ensuite, l’absence de toute pièce mécanique (même si les SSD aujourd’hui se démocratisent sur les portables)
      * Ensuite la consommation et l’autonomie
      * L’alimentation : du 12 Volts par simple allume cigare, pas besoin de convertisseur 220 ou de petit convertisseur dédié (surtout qu’avec le magsafe, le ticket d’entrée reste élevé, cf la solution MAXWAY)
      * L’interface tactile : quiconque goûte à la manipulation des cartes électroniques sur un iPad a l’impression de revenir à l’âge de pierre lorsqu’il revient sur un traceur ou même un macbook (malgré le fabuleux trackpad des portables d’apple).
      * La mobilité (on peut facilement le sortir sur le pont, c’est plus pénible avec un macbook) même s’il faut alors le mettre dans un sac étanche. L’iPad est un excellent répétiteur.

      Comme l’a dit dit Francis, possible via wifi de se connecter aux instruments de bord via les équipement had hoc (y compris pour l’AIS).

      Ajouter à cela la pletore d’applications toujours utiles en déplacement et vous avez là un outil de polyvalence rare malgré les a priori légitimes du début.

      Je pars deux ans autour de l’atlantique de 2011 à 2013 et l’iPad sera du voyage.

      Applications complémentaires utiles : GPS Motion X. Faudrait aussi que j’essaie HF Weather Fax avec ma BLU (décodage et affichage fax météo via BLU, à la manière de COCOA Modem évoqué plus haut).

      PS : l’iPad n’est pas étanche. La plupart des ordinateurs non plus et j’ai jamais lu cela comme une critique. Surtout qu’il existe des sacoches étanches pour l’iPad alors que c’est plus délicat avec un Ordi.

      PS2 : le seul et unique point faible que j’y vois aujourd’hui, c’est l’absence de possibilité de l’interfacer avec un tel satellite.

      Au plaisir de vous lire.

      Stéphane.

  5. Je ne penses vraiment pas que l’utilisation d’un iPad (à bord d’un navire) soit un effet de mode. Il correspond pour moi à la satisfaction de deux besoins essentiels :
    -Une bonne lisibilté des informations
    -Une mobilité à l’intérieur du bateau en fonction des circonstances.
    Ce sont les deux défauts de ma centrale Raymarine, qui par contre me donne entièrement satisfaction sur la gestion des informations. Pour remplacer l’écran trop petit il faut changer toute la centrale à des prix totalement dissuasifs!
    L’iPad avec Multiplexeur NMEA et WiFi semble être MA solution. Il faut dire que mon bateau est un Fisher 37 avec timonerie bien pratique quand les conditions ne sont pas bonnes. je ne mettrai bien evidemment pas un iPad sur le pont d’un voilier plus sportif !
    Je viens de lire sur le blog iNavx une rponse du développeur à Francis :

    We will add an iMux configuration to the iNavX Guide in the next couple weeks. The iMux is going to allow iNavX to do something not possible before – send the NMEA-0183 data required to navigate to a waypoint to an autopilot. This will be in the next iNavX release.

    Cela me parait une excellente nouvelle !
    De plus L’iMUX (-de 200€ livré)évite l’achat d’un multiplexeur et d’un transmetteur WiFi (300 + 300 € !). Quelqu’un as-t-il déjà commandé un iMUX ?

    • Concernant l’iMux, j’attends la configuration de Richard Ray pour faire un article de présentation. Par ailleurs, j’ai en préparation un test embarqué de l’iPad avec les différents appareils permettant de centraliser les données AIS, instruments, etc. Cet essai sera réalisé en collaboration avec une revue nautique dans le courant de janvier prochain.

  6. Bonsoir, le navigateur, c’est moi, je viens de rajouter à cette expérience une autre traversée vers Cuba, en double avec un peu de vent. Je confirme, l’Ipad, c’est super. Mais j’ai aussi un Mac Book, Mac Enc et Iridium. Si Francis laisse ce sujet ouvert et me laisse un peu de temps, je reviens vers vous pour vous en dire plus, si cela vous intéresse et une fois que j’aurai atterris … à bientôt

  7. Donc me revoilà, alors l’Ipad ? L’encombrement, et oui, c’est un souci pour moi, je rentre en avion, parfois de petits avions et avec tout le matériel que j’embarque à chaque traversée, souvent je suis obligé d’en laisser. Il me faut être autonome, avec l’Ipad, j’ai un système de navigation qui marche et qui n’est vraiment pas encombrant. Le prix, les jeux de cartes navionics sont tout à fait suffisants pour mes besoins et question prix, quasiment imbattables. Il n’y a que les ENC US qui font mieux … Avec une grosse centaine d’euros ont peut presque partir partout à la demande et si par hasard on n’a pas le bon jeu de cartes, un quart d’heure de connexion et c’est fait. La consommation, un dé à coudre, comparé à pas mal d’autres systèmes. Fiabilité, et bien cela me semble plus solide qu’un ordi, en tout cas cela résiste mieux à la chaleur, un seul arrêt, alors que les Mac sous les tropiques ont un peu de mal. Question réception, sur le catamaran aucun problème, sur le monocoque il faut parfois sortir quand on le démarre pour attraper les satellites. Une fois lancé, il peut rester dedans. Evidemment, iNavx pourrait être amélioré, quelques petits bugs, waypoints perdus principalement. J’aurais aimé une vraie touche pour régler la luminosité et en mode nuit, le bandeau avec les instruments reste trop lumineux. Le filtre ajouté dans la dernière version n’est pas terrible. Une suggestion (c’est vrai aussi pour MacENC), les ETA en date, sur les longues distances, 483 heures ce n’est pas très parlant … La trace, un peu courte. Le vecteur cap vitesse est un peu court, j’aime bien 1 heure et pourquoi pas une possibilité de 24 heures, enfin des détails. Moi je ne m’en sépare plus. Je me suis fait un livre de bord sur Numbers. Dans IBooks j’ai des PDF de tous les documents “obligatoires” et des pilots charts. Sans compter les journaux que je télécharge aux escales. Pour les livres le catalogue n’est pas encore bien fourni mais ça va venir (j’espère). Ma bibliothèque iTunes et un cordon vers l’autoradio. Mon Macbook reste à l’abri, il sert encore pour l’iridium et pour stocker les photos. Bon, c’est à peu près tout, maintenant vous pouvez peut être attendre le nouvel iPad, il parait que finalement il ne sera pas plus petit, ce qui dans notre cas aurait été un handicap.

    • Pour la luminosité, il y a désormais avec iOS 4.2.1 un réglage accessible (sans fermer les applications) par double-clic sur le bouton “Home”, faire glisser les icônes vers la droite, et le curseur de luminosité apparaît à côté des réglages sonores iPod.

  8. Et oui suis je bête, mais je n’avais pas l’iOS 4.2. Juste une dernière chose, qui n’a pas grand chose à voir, plutôt anecdotique : à Cuba, j’ai constaté un vrai décalage entre ma position sur l’iPad (et sur un plotter Raymarine équipé des mêmes cartes Navionics) et la réalité, une bonne trentaine de mètres dans le Sud Est. je n’avais pas de cartes ENC suffisamment précises pour vérifier sur MacEnc. Est ce une erreur Navionics ou plutôt une dégradation du signal GPS ? Il faut savoir qu’à Cuba les GPS sont en principe interdits et que les téléphones satellites le sont et pas seulement en principe.